Marylou au Mali

vendredi, avril 28, 2006

Salut tout le monde!!!

A l'aube d'un nouveau week end prolongé (et oui, la fête du travail, ça existe aussi ici...), voici les dernières nouvelles.

Le climat s'est agréablement rafraichi cette semaine, il pleut presque tous les jours. La température est redescendue à 25-30°C mais il fait très humide. Bon, c'est pas très normal qu'il pleuvent comme ça à cette saison, et là, tout le monde pense aux changements climatiques... Néanmoins, on est content de ne plus dormir dans une marre de transpiration et de ne plus boire 3 litres d'eau par jour...
J'espère réussir à me réveiller demain matin et profiter de la fraicheur pour aller jouer au frysbee, histoire d'arrêter un peu de loukoumiser...

La soirée d'hier a été un peu triste puisque Ari, mon amie espagnol, est repartie pour l'Espagne. La vie à l'étranger a de très bons côtés mais il faut accepter de voir partir ses amis régulièrement...

Bon week end à tous

vendredi, avril 21, 2006

Bonjour tout le monde!

Après quelques jours d'absence, je viens vous faire partager mes nouvelles aventures, enfin, ... mon voyage du week end de Pâques!!!


Bon, nous sommes partis dans des lieux touristiques mais on n'a pas vraiment fait les touristes, chaleur oblige.
Donc, je suis partie vendredi soir avec un ami, Thierry, à Ségou (3h30 de bus pourri non climatisé). Après un diner au resto sur le bord du fleuve Niger, nous sommes allés faire les loques dans la chambre climatisée!!! Et oui, la clim ici, ça change la vie. Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur de se glisser sous la couverture parce qu'il fait un peu frais dans la chambre!!! Bon, et puis y'avait la télé cablée, on a pas pu résister...
Le lendemain, nous avons repris un bus pour aller à Mopti, dans le Delta du Niger (encore 6 heures de bus), où nous avons retrouvée Ariana, une amie espagnole.






Voici mes compagnons de voyage, Thierry et Ari

Mopti est une petite ville entourée par l'eau (la Venise du Mali comme ils disent) mais surtout en saison des pluies, et nous n'y avons pas fait grand chose à part nous reposer. Faut dire qu'il faisait super chaud, plus de 40°C, et que chaque mouvement devient alors un effort.
Le samedi soir, nous avons retrouvé un ami d'Ari, nous avons passé une soirée tranquille dans un petit hotel et nous sommes passés en boite après, histoire de dire qu'on a fait quelque chose de notre samedi soir.


Le ledemain, nous avons pris le petit déjeuner au bord du fleuve. Vous pouvez voir sur la photo les pirogues des pêcheurs bozos, et les pinasses (grandes pirogues) qui servent à transporter les gens et le fret.
Après le petit déjeuner, vu la température, direction... piscine!!!

Trop dure la vie au Mali...


Nous sommes ensuite partis à la recherche du marché artisanal:

Et heureusement, il y avait des panneaux très explicites...


Et pour finir, nous avons profité d'un superbe couché de soleil sur le fleuve.



Le lendemain, nous sommes partis à Djénné, la ville aux 333 saints de l'islam (ou un truc comme ça...). Le lundi, c'est jour de marché, et la ville est très animée. Nous nous sommes baladés et avons fait quelques emplettes.

La mosquée de Djénné, que vous voyez en fond sur la photo, est l'attraction principale de la ville. Elle est assez imposante et plutôt jolie. Malheureusement, il est désomais interdit aux non musulmans d'y entrer car un photographe européen y a fait des photos de mode un peu dénudées sans demander l'autorisation et ça n'a pas plu aux locaux...

Et comme vous pouvez le voir, nous avons dormi sur un toit, ce qui est plutôt agréable vu la température...

Ici, c'est une vendeuse de bogolan, le tissu tradionnel de la région de Mopti. C'est fait à base de teinture naturelle et d'argile.


Pour repartir de Djénné, la seule option était un taxi-brousse qui devait nous amener à grande route qui reli Mopti à Bamako, et là, on devait prendre un bus en vol.

Mais je dis bien:"devait nous amener"...

Après avoir rempli le break 504 avec 9 personnes, ..., nous nous sommes arrêtés à une station service pour faire le plein. Et là, évidemment, la voiture ne voulait plus démarrer. Seule solution, pousser. Et toujours rien. Alors là, le chauffeur ne perd pas son calme, il ouvre le capots et bidouille là-dedans. Etant placée à l'avant, j'ai pu voir que le bouchon du radiateur ne tenait absolument pas, et j'en ai déduis que l'eau qui me tombait sur les pieds depuis notre départ venait de là... On était pas arrivés. Le pire, je pense, c'est quand le chauffeur a sorti son arme secrête pour réparer le moteur, un tube de super glue... Aaaaah, l'Afrique....

Bon, après avoir redemarré, calé 3 fois, réparé autant de fois, fais 6 kilomètres en 30 minutes, nous avons décidé qu'il fallait trouver une solution si nous voulions attrapper le bus et rentrer à Bamako. On a donc arrêté un pick-up qui passait par là pour qu'il nous laisse monter à l'arrière et nous mène jusqu'au bus. Tout est bien qui fini bien!

Voilà pour le résumé de mon week end dans le Delta du Niger!!!

Bise à tous

vendredi, avril 07, 2006

J'ai découvert une nouvelle région du Mali, la région de Kayes.
Ce week end, je suis partie à Manantali afin d'assiter à un festival de musique, voir le barrage et son potentiel en ressources halieutiques pour le boulot. Ce voyage a pu se faire grâce à une énorme incruste dans la délégation du Ministre de l'environnement car je me suis glissée dans la voiture du PNUD, organisme pour lequel travaille Dominic. Nous sommes partis 5 jours, et vous pouvez imaginer que ce fût un voyage riche en souvenirs et très instructif. Je vais essayer de vous le faire partager du mieux que je le peux. Le programme était dense et le rythme soutenu...
Donc, nous sommes partis vendredi matin du ministère où tout le monde a cru que je travaillais également pour le PNUD. Direction Manantali (5 heures de piste) pour assister à un festival régional avec des artistes du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Nous sommes allés au concert vendredi soir, c'etait sympa mais pas non plus extraordinaire...




Le barrage de Manantali


La délégation sur le barrage

Le samedi matin, nous sommes partis à Bafoulabé (2 heures de piste) car le Ministre devait rencontré des associations de femmes qui travaillent sur l'assainissement, la récolte des déchets, ... De là, nous sommes retournés à Manantali (encore 2 heures de piste) pour que le Ministre participe à une conférence sur l'environnment. Tout de suite après, vers 14h, nous sommes partis pour le village de Magadougou, dans la réserve du Bafing (3 heures de piste). L'objectif était de rencontrer les populations locales et les membres du comité de surveillance de la réserve pour faire le point sur la situation, les besoins et remotiver les troupes. La gestion de cette réserve est faite par des comités villageois qui patrouillent et il est donc important que les populations locales adhèrent au principe de réserve et aux contraintes que cela implique. Dans cette zone, on trouve encore des chimpanzés et la faune était très riche avant. L'objectif est de faire revenir les animaux pour développer l'éco-tourisme et donner ainsi des alternatives de développement respectueuses de l'environnement aux populations locales totalement enclavées. Nous avons laisser du matériel pour le comité d'un autre village puis nous sommes rentrés à Manantali vers 22H et sommes allés voir la fin des concerts.


Remise de vélos, uniformes et rangers par le Ministre

Le dimanche, nous sommes partis vers 8h pour le village de Lamakolé dans une autre partie de la réserve du Bafing, le dernier village avant la frontière avec le Guinée (près de 6 heures pour arriver, la faim nous tenaillais...). Là, encore une réunion avec le maire et les vieux du village pour définir leurs problèmes et les beosins immédiats. C'était la première fois qu'un Ministre venait les voir et ils avaient des besoins en tous genres (dispensaire de santé, puit, route, ponts, ...). Les groupements de femmes aussi étaient très actifs. De là, nous sommes repatis sur Kita (3 heures de piste) et sommes arrivés à 22H à la CMDT (Compagnie qui exploite le coton au Mali) où un bon repas nous attendait.
Le lundi, nous sommes partis dans la réserve du Baoulé, au nord de la réserve du Bafing. Dans cette zone, il y a 20 ans encore, on pouvait voir des lions, des girafes, des chimpanzés, ... mais maintenant, il n'y a presque plus rien à cause de la pression humaine, du braconnage, des transhumans, de la sécheresse, ... Le paysage n'en reste pas moins splendide. Cette réserve n'est pas gérée par des comités villageois mais par les services techniques des Eaux et Forêts. Après des années de désintéressement du gouvernement, et donc une réserve à l'abandon, les choses semblent évoluer vers une préservation efficace avec la mise en place de miradors pour surveiller le braconnage, et la future installation de radios pour une meilleure communications entre les différents postes et le contrôle des transhumans. Nous sommes allés voir des points d'eau asséchés ou presque afin de déterminer les meilleures solutions pour que les mares survivent à la saison sèche et que les animaux aient de l'eau toute l'année dans la réserve. Nous avons dormi en brousse lundi soir (mais avec un minimum de confort quand même, Ministre oblige...) et nous somme rentrés à Bamako mardi en début de soirée après être alllés voir une autre mare.
Mare de la réserve du Baoulé en cours d'assèchement

Mare asséchée de la réserve du Baoulé, faut la recreuser ou construire un petit barrage?

Ce fut un week end vraiment passionnant, d'une part par les paysages que nous avons vu, mais aussi par tout ce que nous avons appris en matière d'environnement, de gestion communautaire, de décentralisation des compétences, ... Et j'allais oublié, on a vu une troupe de babouins quand même!!!
Voilà, je vous mets encore quelques photos, juste pour le plaisir.


Village entre Manantali et Kita, le courant passe mais ne s'arrête pas...


Jeux des enfants dans le village de Magadougou


Que serait un village africain sans son baobab???